Home

Portevoix MESSAGE IMPORTANT : RECRUTEMENT URGENT. PLUS D'INFOS : Cliquez ici

olex

Commentaire de olex

Posté le 29/12/2013 à 21:59
Note attribuée : 9/10

L'anime reprend dans les grandes lignes le contexte de mk2 et Victory, respectivement le second et troisième opus canonique de la série vidéoludique. Certains passages et éléments de chara-design ont été spécialement conçus pour l'anime. J'avoue qu'en voyant une adaptation animée de mon univers préféré ces trois dernières années, j'ai sauté comme une pile. Surtout que j'ai amplement confiance au studio, semi-subventionné par l'éditeur du premier jeu, SEGA. Je me demandais surtout que ce l'anime comptait transmettre et adapter. Cette saga se base sur la guerre des consoles et des éditeurs. On a entre autres les éditeurs SEGA, Sony, Microsoft, Nintendo et les développeurs-distributeurs des dits jeux (sous un autre nom évidemment). Par la suite l'univers s'est étoffé et joue dans le satyrisme aiguë des mouvements vidéo-ludiques et des références qui vont avec. Chacune de ces entités est personnifiée par un monde et sa déesse.

Ici, il n'est pas nécessaire de connaître à fond la série - même si je vous le recommande chaudement. Les jeux sont de qualité plus ou moins variable mais l'ambiance y est monstrueuse. De nombreuses références culturelles nippones comme vidéoludiques sont à annoter (Dragon Quest, Xenosaga et Kingdom Hearts par exemple y figurent dans cet épisode animée). On peut retrouver trois grand arcs dans cet anime, à savoir l’introduction et la perte de la Share Energy, la venue de personnes d'un monde parallèle et la formation d'un 'nouveau ancien' pays. L'univers me parle évidemment et on y retrouve tout ce que j'aime. La musique est différente du jeu, et se veut plus épique. L'animation est remarquablement décomposée, utilisant des éléments 3D sans jamais en abuser. Le studio David s'est surtout efforcé de proposer une intrigue complète extrêmement fidèle au jeu vidéo. On assiste même à quelques nouveautés au niveau des sœurs des déesses, à quelques vieilles apparitions et des moments aussi bien comiques que désolants.

L'univers d’apparence rose bonbon est plus large qu'il n'y paraît. Ici, l'anime schématise une trame de fond de guerre, de complot, puis de fantastique. Le tout s'emboîte complètement, et arrive même à introduire les néophytes. Si vous ne connaissez pas les jeux, vous pouvez sans crainte regarder cette adaptation. Génial non ? Neptunia joue sur des clichés vidéoludiques, des situations cocasses... mais est relativement mature et profond. C'est quelque chose que l'on ne cerne pas de suite, mais qui s'apprend. Le jeu vidéo est du même acabit : forme 100% cliché nippon, fond 100% fantastique et adulte.

Il y a pratiquement aucun défaut majeur à lui attribuer, car le sujet touche à tout. Or il faut accepter le caractère des personnages bien délimités et parfois exaspérantes, le chara-design particulier, et de bien comprendre ce qui s'y passe. Car tout y passe finalement, et tout le monde est servi : transformations typés magica girl, combat de fous, parlottes, larmes, rebondissements... Il ne tombe pas dans le cliché pur, car il le détourne à sa manière, sans agacer ni plomber l'ambiance ! Chou Jigen peut réellement se targuer de devenir un des cinq meilleurs contextes que j'ai pu voir dans un jeu vidéo et dans une adaptation animée somme toute parfaite. J'ai pris la liberté de synthétiser mes dires sans spoiler davantage car Neptune est un univers accrocheur, où chacun a sa place et se veut une des plus fidèles adaptations quasi sans-fautes qui puisse exister. Et ça c'est fort et rare de nos jours. Il ne fera pas date pour ce qu'il transmet, mais il se suffit à lui-même. On s'amuse, on apprend des trucs, et ça plait ! Je le recommande à tous, même à ceux qui ne connaissent rien au jeu vidéo, ou ne connaissent pas le jeu justement. Le pire (ou le mieux) c'est qu'il y a fort à faire et au 12e épisode je me suis dit : "déjà fini ?". Épique et magique !

Retour vers la liste des commentaires