Vous savez, il y a des choses qui nous marquent vraiment dans notre vie. L’amitié, l’amour, les rencontres. La joie, la peine, la douleur. Puis vient la mort - celle de nos proches notamment. Cette production atypique m’a profondément marqué, autant vous l’avouer d’entrée de jeu. Une petite histoire avec cet anime déroutant qui date depuis une décennie. Après avoir vu un proche du net voir la série, je ne pouvais plus faire marche arrière. C’est par conséquent, avec une profonde émotion, que je vais enfin vous critiquer, Serial Experiments Lain, issu des studios Pionner et Geneon, avec les animations de Triangle.
Lors de votre premier visionnage, vous pouvez être certains qu’à 100%, Serial Experiments Lain vous paraîtra comme un incroyable bordel impersonnel, un mindfuck géant pour aller dans le vulgaire. Le style d’animation paraît pauvre, tombant dans l’abstrait, le schématique. Chaque épisode commence par les mêmes pratiques : la cultissime phrase rigolarde “Present Day, Present Time" (!), le générique d’ouverture - qui personnellement fait partie de mes trois meilleurs opening tous supports confondus (!!) - d’une vue sur la ville en contre-plongée dans les ténèbres de la nuit, avec un taxi coincé dans des embouteillages (!!!), pour finir sur l’annonce de l’épisode, séparé par scène d’un grésillement notable digne d’un téléviseur des années 1960 (!!!!). S’ensuit de très, très long moments à la limite de l’insupportable et de l’inconscience, de longs moments de silence et de solitude. Et comme si cela ne suffisait pas, on a peu de dialogues. Serial Experiments Lain “expérimente” sans mauvais jeu de mots l’Ambiance. Ambiance avec un A, une Ambiance propre et imaginative. Par tant de platitude on en reste paradoxalement conquis. Lain et sa famille ne se parlent qu’à raison de trois phrases par semaine en moyenne, et on est déjà happé, concerné par ce qui nous entoure. Un des maître-mot de l’anime demeure l’observation. Voilà ce qu’est le véritable sens du spectateur : s’interroger et s’imprégner de l’ambiance, du rythme de l’histoire. Tiens, en reparlant de l’histoire, vous constaterez que je n’en parle pas beaucoup, outre le début. Je me suis posé des questions sur si j’allais vous spoiler quelques éléments au travers de cette critique… Non mais allô ? Faudrait être un pur sadique pour le faire ! Bien sûr que j’ai pensé directement à ne pas vous dévoiler quoi que ce soit, pas même la fin. Je vais donc aller dans le sens de cette production et vous dire mon ressenti.
Serial Experiments Lain est… inimaginable. Dérangeant, obscure, perturbant, stressant, horripilant, sombrant dans le dégueulasse. On se remet en question constamment. On ne peut pas tenir en place ! Lain et son existence a un sens, commun avec tout le monde. On se pose et repose sur des tas de thèmes fondamentaux pour l’Humanité dont la conscience, les relations, la vie, l’Univers affilée à la dégénérescence logique de la jeune fille. Y a rien de plus marquant que de réfléchir sur des cas qui nous dépassent. Même moi à ma mort, et pendant de nombreuses générations, je suis certain que l’on n’arrivera pas à trouver les réponses à ces questions. Je vous le donne en mille, en dix mille : Lain nous propose des réponses totalement incompréhensibles. Y a des réponses, mais faut les voir par soi-même. Est-ce réellement possible ? Notre vie est-elle coordonnée de cette façon ? Comment cela a t-il commencé ? Pourquoi spécialement Lain ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Je peux partir sur des certaines de questions sans jamais pouvoir vous donner une réponse fiable. Je peux partir sur des théories, mais ce n’est pas le but de ma critique.
Je veux montrer et démontrer, aux fans de la série tout comme aux néophytes, qu’il est impératif et nécessaire de passer par ce chef-d’œuvre qui n’en est pas un. Avouons-le, la trame n’est pas toujours parfaite. On a un peu de mal à s’entacher des personnages au niveau de leur mentalité pure (les seconds rôles sont légions, tellement que Lain est certainement la seule personne de sa propre intrigue, sans compter une autre en fin de parcours). Mais Serial Experiments Lain restera totalement immortel, parcourant le temps en raison de son atmosphère opaque. On pourra le voir des années plus tard, cela restera toujours marquant. Et là je peux vous donner des réponses tangibles. Une fausse héroïne totalement attachante, une mise en scène parfaite, un univers froid et austère captivant, une intrigue morcelée et torturée très cliché avec un fond “sans fond”, sans limite. L’OST est extrêmement particulière, revenant sans cesse à l’opening, qui demeure très synthétique de la série (en gros vous avez le destin de Lain). La fin la plus déprimante de tout le genre.
Un incroyable séjour dans le paranormal et le virtuel. Une œuvre majeure de la japanimation, je pèse mes mots. Un scénario compliqué et un tantinet absurde de façade, devant fantastique dans le fond. Vous ne décrocherez pas des épisodes, je vous l’interdis. Expérimental, votre cerveau fera de multiples tours dans votre tête… mais passé le dernier cap, il ne reprendra plus jamais sa forme initiale. Aujourd’hui encore, toute une communauté s’interroge sur les thèmes abordés, sur la finalité de l’œuvre, en se donnant des réponses. Mais comment y répondre si on n’a vraiment de clarté dans les questions ? Ces questions ne peuvent exister sans réponses, et vice-versa. L’interprétation ultime, qui vous fera réfléchir comme elle m’a fait réfléchir depuis maintenant onze ans et cela ne fera que de continuer, jusqu’à ma mort et j’espère pour vous qui me lisez, au-delà. Serial Experiments Lain est un des meilleurs animes au monde jamais crées dans toute l’industrie. En vous souhaitant bon visionnage et bon repos.
Vous savez, il y a des choses qui nous marquent vraiment dans notre vie. L’amitié, l’amour, les rencontres. La joie, la peine, la douleur. Puis vient la mort - celle de nos proches notamment. Cette production atypique m’a profondément marqué, autant vous l’avouer d’entrée de jeu. Une petite histoire avec cet anime déroutant qui date depuis une décennie. Après avoir vu un proche du net voir la série, je ne pouvais plus faire marche arrière. C’est par conséquent, avec une profonde émotion, que je vais enfin vous critiquer, Serial Experiments Lain, issu des studios Pionner et Geneon, avec les animations de Triangle.
Lors de votre premier visionnage, vous pouvez être certains qu’à 100%, Serial Experiments Lain vous paraîtra comme un incroyable bordel impersonnel, un mindfuck géant pour aller dans le vulgaire. Le style d’animation paraît pauvre, tombant dans l’abstrait, le schématique. Chaque épisode commence par les mêmes pratiques : la cultissime phrase rigolarde “Present Day, Present Time" (!), le générique d’ouverture - qui personnellement fait partie de mes trois meilleurs opening tous supports confondus (!!) - d’une vue sur la ville en contre-plongée dans les ténèbres de la nuit, avec un taxi coincé dans des embouteillages (!!!), pour finir sur l’annonce de l’épisode, séparé par scène d’un grésillement notable digne d’un téléviseur des années 1960 (!!!!). S’ensuit de très, très long moments à la limite de l’insupportable et de l’inconscience, de longs moments de silence et de solitude. Et comme si cela ne suffisait pas, on a peu de dialogues. Serial Experiments Lain “expérimente” sans mauvais jeu de mots l’Ambiance. Ambiance avec un A, une Ambiance propre et imaginative. Par tant de platitude on en reste paradoxalement conquis. Lain et sa famille ne se parlent qu’à raison de trois phrases par semaine en moyenne, et on est déjà happé, concerné par ce qui nous entoure. Un des maître-mot de l’anime demeure l’observation. Voilà ce qu’est le véritable sens du spectateur : s’interroger et s’imprégner de l’ambiance, du rythme de l’histoire. Tiens, en reparlant de l’histoire, vous constaterez que je n’en parle pas beaucoup, outre le début. Je me suis posé des questions sur si j’allais vous spoiler quelques éléments au travers de cette critique… Non mais allô ? Faudrait être un pur sadique pour le faire ! Bien sûr que j’ai pensé directement à ne pas vous dévoiler quoi que ce soit, pas même la fin. Je vais donc aller dans le sens de cette production et vous dire mon ressenti.
Serial Experiments Lain est… inimaginable. Dérangeant, obscure, perturbant, stressant, horripilant, sombrant dans le dégueulasse. On se remet en question constamment. On ne peut pas tenir en place ! Lain et son existence a un sens, commun avec tout le monde. On se pose et repose sur des tas de thèmes fondamentaux pour l’Humanité dont la conscience, les relations, la vie, l’Univers affilée à la dégénérescence logique de la jeune fille. Y a rien de plus marquant que de réfléchir sur des cas qui nous dépassent. Même moi à ma mort, et pendant de nombreuses générations, je suis certain que l’on n’arrivera pas à trouver les réponses à ces questions. Je vous le donne en mille, en dix mille : Lain nous propose des réponses totalement incompréhensibles. Y a des réponses, mais faut les voir par soi-même. Est-ce réellement possible ? Notre vie est-elle coordonnée de cette façon ? Comment cela a t-il commencé ? Pourquoi spécialement Lain ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Je peux partir sur des certaines de questions sans jamais pouvoir vous donner une réponse fiable. Je peux partir sur des théories, mais ce n’est pas le but de ma critique.
Je veux montrer et démontrer, aux fans de la série tout comme aux néophytes, qu’il est impératif et nécessaire de passer par ce chef-d’œuvre qui n’en est pas un. Avouons-le, la trame n’est pas toujours parfaite. On a un peu de mal à s’entacher des personnages au niveau de leur mentalité pure (les seconds rôles sont légions, tellement que Lain est certainement la seule personne de sa propre intrigue, sans compter une autre en fin de parcours). Mais Serial Experiments Lain restera totalement immortel, parcourant le temps en raison de son atmosphère opaque. On pourra le voir des années plus tard, cela restera toujours marquant. Et là je peux vous donner des réponses tangibles. Une fausse héroïne totalement attachante, une mise en scène parfaite, un univers froid et austère captivant, une intrigue morcelée et torturée très cliché avec un fond “sans fond”, sans limite. L’OST est extrêmement particulière, revenant sans cesse à l’opening, qui demeure très synthétique de la série (en gros vous avez le destin de Lain). La fin la plus déprimante de tout le genre.
Un incroyable séjour dans le paranormal et le virtuel. Une œuvre majeure de la japanimation, je pèse mes mots. Un scénario compliqué et un tantinet absurde de façade, devant fantastique dans le fond. Vous ne décrocherez pas des épisodes, je vous l’interdis. Expérimental, votre cerveau fera de multiples tours dans votre tête… mais passé le dernier cap, il ne reprendra plus jamais sa forme initiale. Aujourd’hui encore, toute une communauté s’interroge sur les thèmes abordés, sur la finalité de l’œuvre, en se donnant des réponses. Mais comment y répondre si on n’a vraiment de clarté dans les questions ? Ces questions ne peuvent exister sans réponses, et vice-versa. L’interprétation ultime, qui vous fera réfléchir comme elle m’a fait réfléchir depuis maintenant onze ans et cela ne fera que de continuer, jusqu’à ma mort et j’espère pour vous qui me lisez, au-delà. Serial Experiments Lain est un des meilleurs animes au monde jamais crées dans toute l’industrie. En vous souhaitant bon visionnage et bon repos.